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Les centrales syndicales au Burkina Faso ont lancé un appel aux militaires du pays pour qu'ils se retirent et permettent une transition sous contrôle civil vers un nouveau gouvernement. Lors d'une réunion avec les militaires hier dans la capitale, Ouagadougou, les syndicats ont reçu l'assurance des militaires qu'ils ont effectivement l'intention de remettre le pouvoir à un gouvernement civil de transition.

Les officiers militaires ont pris le contrôle du pays suite à la fin du règne, la semaine dernière, de l'ancien président Blaise Compaoré, à l'issue de 27 ans au pouvoir, face à un soulèvement populaire de grande ampleur contre son intention d'amender la loi afin de se maintenir au pouvoir. Au moins sept personnes sont décédées et des dizaines ont été blessées durant les protestations.

Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI, a déclaré « L'armée du Burkina Faso doit tenir compte de l'ultimatum lancé par l'Union africaine pour qu'elle se retire et permette une transition sous contrôle civil. La demande populaire de démocratie doit être satisfaite et toute solution en retrait par rapport à cette revendication serait injuste et non durable ».

Le président sénégalais, Macky Sall, et ses homologues du Ghana et du Nigéria, John Mahama et Goodluck Jonathan, représentant le groupement régional de la CEDEAO, ont insisté sur l'appel lancé en faveur d'une transition civile lors des réunions avec les militaires aujourd'hui à Ouagadougou. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a également soutenu l'appel.

Les syndicats au Burkina Faso étaient au coeur du mouvement populaire pour mettre fin au règne de Compaoré, qui a abouti à une grève nationale, la semaine dernière, provoquant sa fuite vers la Côte d'Ivoire.

CSI - 5 novembre 2014

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