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palais-justice-liege-121217Le 13 novembre dernier, Erdal Gökoglu est arrêté par la police de Liège et enfermé à la prison de Lantin en vue d'être extradé vers l'Allemagne sur base d'un mandat d'arrêt européen introduit par l'Allemagne pour ses liens avec une organisation révolutionnaire turque.

Ses liens avec ce mouvement marxiste n'ont rien d'un secret. Ils lui ont valu d'être incarcéré en Turquie pendant huit ans et torturé à mort. Ils sont également le motif de sa reconnaissance en tant que réfugié politique en Belgique en 2007.

 

Dès son arrestation, Erdal Gökoglu est entré en grève de la faim pour réclamer ses droits élémentaires, comme celui d'envoyer du courrier.

 

Tout détenu a le droit d'écrire des lettres mais depuis plus d'un mois, son argent est confisqué par la police ce qui l'empêche de cantiner, c'est-à-dire d'acheter du papier, des enveloppes, des timbres, un stylo ainsi que du sucre et des sachets de thé pour poursuivre sa grève de la faim.

 

Pendant les deux premières semaines de son incarcération, l'administration pénitentiaire lui a fait savoir que son argent serait incessamment versé sur son compte de la prison. Ensuite, on lui a annoncé que cette procédure prendra du temps en raison de son régime spécial. Et finalement, on lui signifie qu'il n'a pas d'argent.

 

Erdal Gökoglu n'a pas de famille en Europe. En lui refusant son droit de recevoir des visites, la direction de la prison de Lantin aggrave les conditions d'isolement de ce prisonnier politique.

 

Tous les moyens sont ainsi utilisés pour le casser physiquement et mentalement.

 

Sa santé est d'autant plus fragile qu'il avait subi de nombreux sévices dans les prisons turques. Quant à sa grève de la faim, elle se déroule dans des conditions extrêmes, ne pouvant pas accéder aux ressources minimales comme l'eau minérale ou le sucre.

 

Le 13 décembre dernier, la Cour d'appel de Liège a décidé de l'extrader vers l'Allemagne contre toute logique alors qu'il est reconnu comme réfugié en Belgique sur base des mêmes arguments. En Allemagne, il risque de longues années de prison et se retrouvera sur la menace d'une extradition vers la Turquie, ce qui marquerait son arrêt de mort.

 

Erdal est actuellement maintenu dans la section spéciale de la prison de Lantin réservée aux détenus les plus dangereux alors qu'il n'a jamais été lié à des actes violents.

 

En fait, l'Allemagne lui reproche d'avoir participé à des activités culturelles banales ayant eu lieu il y a parfois plus de dix ans, comme l'organisation de concerts du groupe musical Yorum, la mise sur pied d'une association culturelle à Hambourg ou encore une prise de parole à l'université de Berlin.

 

Erdal Gökoglu risque donc d'être extradé pour avoir simplement exercé son droit à s'exprimer et à dénoncer le fascisme en Turquie.

 

Cette décision judiciaire est un dangereux précédent pour tout réfugié politique et, au-delà, elle menace tout citoyen belge qui, d'aventure, participerait à une manifestation en dehors de son pays.

 

Nous demandons au ministre de la justice que les droits élémentaires d'Erdal Gökoglu soient respectés, à savoir :

- Le droit de visite ;
- Le droit de cantiner (faire des achats avec son argent) ;
- Le droit d'écrire du courrier ;
- La fin de son régime d'isolement.

 

Nous le disons et le répétons, Erdal Gökoglu n'est pas dangereux. Il est en danger. La justice doit immédiatement cesser de maltraiter ce prisonnier politique.