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S'il fallait s'en tenir à la situation belge, on devrait parler de débâcle pour le P.S.: les affaires Publifin à Liège, la chute de la maison Mayeur à Bruxelles (par analogie avec un conte fantastique..), la révélation des abus de pouvoir et de rémunérations liés aux mandats dérivés et aux cumuls -seul le décumul intégral est garant de démocratie- tout cela a facilité le tournant à droite du CDH, qui va désormais gérer la Wallonie avec un MR complice de la NVA au niveau fédéral. S'il y avait des élections aujourd'hui, le PS serait laminé, le PTB pourrait faire jeu égal avec lui.... Un Magnette sauve l'honneur.

 

Ailleurs en Europe, la situation est plus diversifiée. Mais en France, le parti socialiste a été victime de l'aspirateur Macron, le candidat du PS à l'élection présidentielle n'a obtenu que 6,35% des suffrages. Benoit Hamon, il est vrai, n'a guère été assisté par les Hollande et les Valls, comptables des cinq années de la législature, et qui ont préféré se tourner vers la droite que de servir un "frondeur". En outre, il devait composer avec la "France insoumise" de Mélenchon, nullement adepte des alliances et très porté sur son égo...

 

La social- démocratie allemande, associée aux affaires, ne paraît pas pouvoir renverser le monument qu'est la chancelière Merkel lors des élections de cette année. Aux Pays-Bas, le parti travailliste a été maltraité lors du dernier scrutin. En Espagne, la concurrence de Podemos nuit au PSOE, et l'inertie qui en résulte maintient au pouvoir un Rajoy minoritaire. En Italie, le populisme incarné par Grillo brouille la situation. En Grande-Bretagne, le Labour a toute sa chance avec le charismatique Jeremy Corbyn, en dépit des barons du parti et grâce à la désastreuse Theresa May.

 

Des causes d'ensemble...

 

Il faut quand même rechercher des causes d'ensemble pour expliquer ce tableau. Avant ce qu'il est convenu d'appeler la crise (Retenons celle de 2008!) la mission historique de la social-démocratie était d'assurer une répartition moins inégalitaire des fruits de la croissance. Depuis que celle-ci est devenue anémique par rapport aux "belles années", les couches défavorisées subissent de plein fouet une politique budgétaire faite de restrictions. Elles ont sous les yeux le spectacle d'une richesse insolente et arrogante, si bien incarnée par un Donald Trump. Elles se détournent donc d'une social-démocratie qui ne les protège plus comme avant. En France, ce qui était jadis l'électorat communiste est passé en partie au Front national.

 

La gauche classique n'apporte pas non plus de réponses aux questions les plus cruciales. Elle est incapable de combattre efficacement la fraude fiscale. Aborder le sujet de la célèbre taxe de Tobin sur les transactions financières est devenu une véritable plaisanterie. C'est une taxe introuvable.

 

Face au gigantesque problème de la dégradation climatique, la social-démocratie est en concurrence avec les partis écologistes, eux-mêmes dans l'embarras face à des lobbies comme celui de l'automobile. Le capitalisme, avec sa société de consommation à outrance, fait vivre l'humanité a crédit, comme titrait le journal "Le Monde" du 2 août: à cette date, l'humanité avait déjà consommé toutes les ressources naturelles que la planète peut normalement produire en une année. Et cette date survient de plus en plus tôt...

 

Le système économique dominant, imposé aux peuples, prépare un avenir désastreux.

 

Robert Falony

 

Bron: http://osons.le.socialisme.over-blog.com/2017/08/lettre-socialiste-n-93-juillet-2017.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail