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Le gouvernement américain de Donald Trump a annoncé dimanche soir, à 10 jours de la fin de son mandat, qu’il allait inscrire les rebelles Houthis du Yémen sur sa liste noire des groupes "terroristes", ce qui risque selon les organisations internationales d’aggraver la crise humanitaire.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a expliqué qu’il notifierait le Congrès de cette décision afin de renforcer la "dissuasion contre les activités néfastes du régime iranien", soutien du groupe rebelle yéménite face au gouvernement appuyé par une coalition menée par l’Arabie saoudite alliée de Washington.

Trois chefs des Houthis sont également inscrits sur liste noire, dont leur principal dirigeant Abdel Malek al-Houthi.

Cette sanction vise à tenir les Houthis "pour responsables de leurs actes terroristes, notamment pour les attaques transfrontalières menaçant les populations civiles, les infrastructures et le transport maritime", a déclaré Mike Pompeo.

Mike Pompeo à la manœuvre
L’annonce était attendue depuis l’élection présidentielle du 3 novembre aux Etats-Unis. Plusieurs organisations non gouvernementales et institutions internationales redoutaient que le président Trump, battu dans les urnes, ne cherche à frapper un grand coup diplomatique contre l’Iran, son ennemi juré au Moyen-Orient, avant l’arrivée à la Maison Blanche, le 20 janvier, du démocrate Joe Biden, qui souhaite renouer le dialogue avec Téhéran.

Selon ces organisations, cette décision risque de provoquer une paralysie de l’acheminement de l’aide humanitaire au Yémen et un basculement du pays en guerre dans la famine.

"Les Etats-Unis reconnaissent qu’il existe des inquiétudes quant à l’impact que ces désignations auront sur la situation humanitaire au Yémen", a dit Mike Pompeo. "Nous prévoyons de mettre en place des mesures pour réduire leur impact sur certaines activités et importations humanitaires", a-t-il ajouté.

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Les Etats-Unis peuvent encore contrarier ses adversaires, mais sans réel dommage

M. K. BHADRAKUMAR

US may annoy adversaries but means no harm
10/01/21
https://indianpunchline.com/us-may-annoy-adversaries-but-means-no-harm/

L'expiation devient un processus inévitable lorsque que le déclin d'une superpuissance commence à s'accélérer. Mais les puissances impériales trouvent vraiment difficile d’apprendre à devenir un pays «normal». Cette dichotomie pourrait provoquer des événements traumatiques. Le sac de la Rome impériale par une armée de Wisigoths, des membres de la tribu barbare du nord de l'Europe, dirigée par un général appelé Alaric, il y a 1610 ans, était l'un de ces événements. La crise de Suez de 1956 est un autre exemple.

L’expiation de l’Amérique sera extrêmement douloureuse, et souvent humiliante à moins qu’elle ne commence immédiatement. Pourtant, il n'y a aucun signe montrant que le pouvoir à Washington reconnait que la capacité des États-Unis d’imposer sa volonté à la communauté mondiale s’évapore rapidement. Il n'y a qu'à jeter un coup d'œil sur le site Web du département d'État US. Les activités du secrétaire d'État Mike Pompeo au cours des derniers jours nous rappellent vraiment le violon de Néron pendant que Rome brûlait:

  • 1er janvier 2021: Sanction contre la banque commerciale cubaine Banco Financiero International S.A., car ses bénéfices «profitent de manière disproportionnée à l’armée cubaine plutôt qu’aux entrepreneurs cubains indépendants»;
  • 4 janvier : Publication d’un éditorial sur «l’accumulation d’armes nucléaires opaques et menaçantes» de la Chine ;
  • 5 janvier : Sanction de 17 entreprises et un individu en rapport avec l’industrie métallurgique iranienne, dont les revenus financent les «activités de déstabilisation de ce pays dans le monde» ;
  • 5 janvier : Adresse à Caracas que Juan Guaidó reste le chef d’État légitime du Venezuela en dépit de l’élection d’une nouvelle Assemblée nationale ;
  • 6 janvier : Menace contre la Chine de d'avantage de sanctions et d '«autres restrictions», à moins que les «militants pour la démocratie» de Hong Kong ne soient «libérés immédiatement et sans condition» ;
  • 7 janvier : Condamnation d’Hanoi pour l'inculpation de 3 journalistes au Vietnam, «dans une tendance troublante et accélérée d'arrestations et de condamnations de citoyens vietnamiens exerçant des droits inscrits dans la constitution vietnamienne», et exigence que ces journalistes soient «libérés immédiatement et sans condition» avec «toutes les personnes détenues injustement», et de laisser le peuple vietnamien «exprimer librement ses opinions, sans crainte de représailles» ;
  • 8 janvier : Sanction contre le président de la Commission de mobilisation populaire irakienne et ancien conseiller à la sécurité nationale auprès du Premier ministre irakien, Falih al-Fayyadh, au titre de la législation étatsunienne connue sous le nom de Global Magnitsky Human Rights Accountability Act ;
    9 janvier : Déclarer nulle et non avenue toutes les restrictions («directives de contact» permanentes) à l’interaction des États-Unis avec les Taïwanais ;
  • 9 janvier : Condamnation de la loi votée par le parlement iranien exigeant l'expulsion des inspecteurs nucléaires de l'Agence internationale de l'énergie atomique, à moins que toutes les sanctions US ne soient levées.

Pompeo agit avec frénésie dans ses derniers jours dans ses bureaux de Washington. D'autres missiles de ce type sont probablement en route. Le pathétique est qu'il ignore qu'il les tire en vain, comme Saddam Hussein tirait des missiles Scud dans la guerre du Golfe. Pompeo met les USA dans une fausse lumière, comme un géant maladroit déconnecté de la réalité.

Le comportement de Pompeo ne peut que compliquer les choses pour la nouvelle administration Biden. Nancy Pelosi devrait faire quelque chose à ce sujet, à côté du collier qu'elle envisage de placer autour du cou épais de Trump. Sérieusement, est-ce que quelqu'un prête attention aux dommages que Pompeo est encore capable de causer aux intérêts américains?

L'opinion américaine a généralement tendance à le considérer comme un garçon de courses pour les frères Koch. C'est ce que The Nation avait écrit à propos de Pompeo dans un article intitulé Les frères Koch obtiennent leur propre secrétaire d'État:

  • «Pompeo a longtemps été l'une des personnalités politiques les plus controversée de Washington, à cause de ses liens avec l'empire du commerce global qui a joué un rôle central dans l'avancement de sa carrière politique. Pompeo est issu de la même communauté d’affaires de Wichita (Kansas), où le conglomérat pétrolier et gazier de la famille Koch a son siège. En effet, Pompeo a créé sa propre entreprise avec le capital de départ de Koch Venture Capital.

Il y a quelque temps, Susan Glasser avait fait dans The New Yorker un fantastique profil de Pompeo après que Trump l'ait choisi pour remplacer Rex Tillerson. Glasser a retracé son parcours incroyable, de progressiste autoproclamé, transformé en activiste du Tea Party, pour terminer finalement parmi les évangélistes.

Le style de déférence de Pompeo envers ses bienfaiteurs politiques, l’a gardé dans les bonnes grâces d'un président égocentrique. Glasser cite un ancien ambassadeur américain qui lui aurait dit: «Il est comme un missile à tête chercheuse pour le cul de Trump.» Il est certain que Pompeo faisait partie des personnes les plus flagorneuses et obséquieuses autour de Trump.

Mais chaque chien a son jour et avec un président distrait qui rumine à la Maison Blanche, Pompeo semble penser que son jour à lui est venu. Il semble pousser un agenda personnel à l’attention d’un public cible aux Etats-Unis. Selon Glasser:

  • «Pompeo a été plus politique que tout autre secrétaire d'état récent, à l'exception peut-être d'Hillary Clinton. À certains égards, il a abordé le travail comme un futur candidat à la présidence, accueillant aux «Madison Dinners» réguliers, des stratèges républicains tels que Karl Rove comme des riches mécènes tels que l'ancien CEO de Goldman Sachs,Lloyd Blankfein… Les dîners sont orchestrés par l'épouse de Pompeo, Susan, qui voyage fréquemment avec lui et dont les demandes inhabituelles font maintenant l'objet d'une enquête par les démocrates du Congrès, après qu'un dénonciateur se soit plaint que le couple utilisait de manière inappropriée les ressources du gouvernement, et traitait les détails de sécurité de Pompeo comme de l'«UberEats avec armes».

De fait le souci de Pompeo pour sa propre image politique semble dicter un tel comportement, projetant l'image d'un nationaliste pur et dur qui croit sincèrement au Nouveau Siècle Américain. Mais Pompeo est un homme intelligent. Il a habilement mis de côté la directive du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un "de développer un système d'armes nucléaires plus avancé avec plusieurs ogives, des missiles nucléaires lancés sous l'eau, des satellites espions et des sous-marins à propulsion nucléaire". Pompeo refuse de prendre note de la description de Kim des États-Unis comme le «plus grand ennemi» de la RPDC dans son discours au Congrès du Parti des Travailleurs de Corée à Pyongyang du 5 janvier. Il ne tient absolument pas à souligner que le plus grand trophée de Trump en politique étrangère, son entente bonhomme avec Kim, est en réalité une autre imposture.

Mais Pompeo a trébuché en attaquant les dirigeants communistes de Hanoi. Il n'a sans doute pas réalisé qu'en publiant une telle déclaration au vitriol contre un pays influent de l'ASEAN et une puissance régionale émergente, il n'a fait qu'attirer l'attention sur l'effondrement de son projet favori : persuader le Vietnam de rejoindre le 'Dialogue quadrilatéral pour la sécurité' et la stratégie et la stratégie indo-pacifique conduite par les Etats-Unis (Pompeo avait même fait une visite à Hanoi fin octobre, mais, semble-t-il, il y a été snobé.)

Le communiqué de presse de Pompeo du 9 janvier sur la menace de l’Iran d’expulser les enquêteurs de l’ONU devient également une étude de cas. C'est un indéniable acte de défi de la part de l’Iran. Mais cela souligne surtout que Téhéran a jeté directement à la poubelle les fameux douze commandements de Pompeo (qu'il avait prononcés comme ultimatum aux dirigeants iraniens lors d'un discours à la Heritage Foundation à Washington, DC, en mai 2018)

Il est intéressant de noter que Pompeo n'est maintenant plus d'humeur à menacer l'Iran. Au lieu de cela, il rappelle à Téhéran que «l’Iran a l’obligation légale de permettre l’accès aux inspecteurs de l’AIEA conformément à l’accord de garanties de l’Iran exigé par le TNP. Violer ces obligations serait incompatible avec ses engagements dans le cadre de l'Accord de Vienne sur le nucléaire iranien»

Pompeo exhorte Téhéran à respecter l'Accord de Vienne ! La boucle est bouclée. Lui et Trump ont fait tout ce qui était imaginable pour discréditer et détruire l'Accord de Vienne. Pompeo veut maintenant qu'il soit respecté !