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Communiqué de Greenpeace. Il semble parfaitement possible de répondre à nos besoins nutritionnels en Belgique avec un troupeau beaucoup plus petit et plus écologique d'ici 2050. Ce revirement pourrait réduire considérablement les émissions du secteur de l'élevage (-58 %) et faire chuter (-76 %) son impact sur la biodiversité, ont calculé les chercheurs de l'UCL à la demande de Greenpeace.

> Voir le rapport "Etude sur les scénarios d'élevage pour la Belgique en 2050"
> Lire notre briefing sur cette étude

Quiconque veut sauver le climat ne peut ignorer l'importante empreinte écologique de l'élevage. C'est également le cas en Belgique. Avec plus de 46 millions de porcs, de vaches et de poulets élevés dans notre petite région, un cheptel plus petit devient impératif.

"Le modèle actuel ne fonctionne pas : ni pour les agriculteurs, ni pour le climat ni pour l'environnement", explique Philippe Baret, professeur d'agronomie et doyen de l'UCL. "Malgré les subventions accordées au secteur de l'élevage, le nombre d'éleveurs diminue d'année en année, et nous constatons une tendance à l'agrandissement des exploitations. L'élevage belge est orienté vers l'exportation et fortement dépendant de l'importation d'aliments pour animaux. En conséquence, les émissions réelles du secteur sont près de deux fois plus élevées que les émissions directes enregistrées dans notre pays.”

A la demande de Greenpeace, l'équipe de chercheurs de Philippe Baret a développé plusieurs scénarios d'avenir pour le secteur de l'élevage. Si - comme dans le scénario le plus ambitieux de l'étude - nous ajustons le cheptel à une agriculture entièrement écologique et autosuffisante en alimentation animale, la production belge de viande diminuera de 83%. Dans ce cas, les émissions de gaz à effet de serre seront réduites de 58 %, les émissions d'azote de 50 % et l'impact sur la biodiversité de 76 %.

Les 30 grammes de protéines animales disponibles par personne et par jour dans ce scénario sont-ils suffisants ? "Oui, à condition de le compléter avec à peu près la même quantité de protéines végétales, jusqu'à la moyenne recommandée de 52-62g de protéines par jour", confirme la diététicienne Evelyne Mertens. "Les sources de protéines végétales fournissent généralement de nombreux autres nutriments et font partie d'une alimentation saine et variée.”

Greenpeace Koe

L'étude de l'UCL montre l'énorme avantage environnemental d'un cheptel considérablement plus petit pour notre pays, ce qui représente un enjeu primordial. "Le dernier rapport du GIEC nous impose des changements systémiques d'une ampleur sans précédent, y compris en agriculture. Nous devrons suivre de tels scénarios ambitieux pour relever l'immense défi du changement climatique", explique Sébastien Snoeck, expert en Agriculture et élevage durables chez Greenpeace Belgique.

"Cette transition doit tenir compte de la situation désastreuse dans laquelle se trouvent aujourd'hui de nombreux éleveurs belges. L’aide publique est nécessaire pour éviter que les éleveurs de bétail ne s'endettent et pour éviter une augmentation à tout prix de la taille des fermes au détriment des exploitations familiales. Les subventions, également celles de la politique agricole commune européenne, doivent aller aux agriculteurs qui restaurent et protègent activement la nature", conclut Sébastien Snoeck.



FACTSHEET DE L’ÉLEVAGE EN BELGIQUE

#1- Quatre fois plus d’animaux d’élevage que d’humains en Belgique:
46 millions d’animaux d’élevage
300 millions d’animaux abattus chaque année
Les cinq produits d'origine animale les plus importants au pays sont le bœuf, le porc, le poulet, les œufs et le lait. Au cours des dix dernières années (2005-2015), le cheptel porcin est resté relativement stable, tandis que le nombre de poules pondeuses, de vaches laitières et d'autres bovins a diminué (de respectivement -5%, -3% et -8%). Le nombre de poulets de chair a augmenté de 13 % au cours de la même période. En Belgique, nous abattons plus de 300 millions d'animaux destinés à la consommation chaque année. Dans ces circonstances, le bien-être des animaux n'est souvent pas respecté.

#2- Un impact énorme sur le climat
Les émissions totales du secteur de l’élevage s’élèvent à 13.850 kT éq. CO2 (en 2015)
-> C’est près du double des chiffres officiellement rapportés
Selon les chercheurs de l'UCLouvain, les émissions totales du secteur belge de l'élevage en 2015 s'élevaient à 13.850 kilotonnes d'équivalent CO2. Cela inclut les émissions provenant de la production d'aliments pour animaux (et donc aussi les aliments pour animaux importés). Ce chiffre est presque deux fois plus élevé que les émissions directes du secteur (7.538 kT) déclarées par la Belgique pour 2015. Or selon les chiffres officiels, en 2015, les émissions de gaz à effet de serre provenant de l'agriculture belge représentaient environ 12% du total des émissions belges, et les émissions directes de l'élevage 7%. Les secteurs qui contribuent le plus aux émissions totales sont les secteurs du lait et du porc (34 % des émissions chacun), suivis du secteur de la viande bovine (23 %) et enfin de l'ensemble du secteur avicole (10 %). L'alimentation animale est la principale source d'émissions (54 %), suivie par la fermentation entérique (32 %) et la gestion des effluents (15 %).

#3- Trop d’azote
37 % plus d’émissions d’azote que la limite
Les émissions totales d'azote de l'élevage belge se sont élevées à 280 kt en 2015, soit 37% de plus que la limite de 8,6 kg d’azote par personne et par an. De ce nombre, 67 % provenaient du secteur bovin, 25 % du secteur porcin et 8 % du secteur avicole. L'azote peut contribuer, par l'intermédiaire du fumier, au drainage de nitrates dans les eaux souterraines et de surface, ce qui entraîne la prolifération d'algues.

#4- Porcs et poulets en Flandre, élevage moins intensif en Wallonie
94% des porcs en Flandre
85% des volailles en Flandre
Alors que les porcs, les poules pondeuses et les poulets de chair sont principalement situés en Flandre (94% des porcs et 85% des volailles), la répartition des bovins semble être plus équilibrée. Mais là aussi, il y a une certaine spécialisation, avec 60% des vaches laitières en Flandre et 60% des vaches allaitantes en Wallonie. La méthode de production diffère également : en général, la Flandre pratique une agriculture plus intensive que la Wallonie. Comme il fallait s'y attendre, l'élevage belge est largement conventionnel, seule une fraction de la viande et des produits laitiers est biologique : moins de 1% pour les porcs (Wallonie 2% et Flandre <1%), 3% pour les bovins (Wallonie 7% et Flandre <1%) et 6% pour la volaille (Wallonie 35% et Flandre 1%).

#5- Surproduction importante
Plus de la moitié de la viande de porc belge est exportée
En Belgique, nous produisons beaucoup plus de viande et de produits laitiers que nous n'en consommons. Ce " taux d'auto-approvisionnement" est de 261 % pour le porc, de 158 % pour le bœuf, de 158 % pour le poulet, de 135 % pour les produits laitiers et de 109 % pour les œufs. Plus de 60% des céréales cultivées en Belgique sont destinées à l'alimentation animale. Près de la moitié des céréales destinées à l’alimentation du bétail belge est importée.


#6- Moins d’agriculteurs, de plus grandes fermes
10 fois plus de porcs depuis 1980
Année après année, le nombre d'éleveurs diminue (nombre d'élevages en 1980 : 111.883 ; en 2017 : 35.910) malgré les subventions accordées au secteur. Le nombre d'animaux par ferme d'élevage, par contre, augmente (par exemple, 3,5 fois plus de bovins et 10 fois plus de porcs depuis 1980). Cette augmentation d'échelle se produit également dans les abattoirs. [Source : Statbel 2018].


#7- Le Belge mange trop de viande
Nous mangeons en moyenne 114gr de viande par jour
Les Belges âgés de 15 à 65 ans consomment en moyenne 114 gr de viande par jour, dont 43% de porc, 28% de poulet et 19% de bœuf. La quantité recommandée est de 57 gr de viande par personne et par jour. De plus, les Belges mangent trop de protéines en moyenne, et ces dernières sont encore trop souvent issues de la viande.

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