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Zij hadden hun redenen

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On le dit assez : les gouvernants font trop de cadeaux aux entreprises. Sous prétexte que celles-ci créeraient de l’emploi, les largesses se multiplient, même sans exiger la moindre contrepartie en matière, justement, d’emploi.

Ainsi des multiples diminutions de cotisations sociales supposées « diminuer le coût de l’emploi pour inciter les entreprises à en créer plus ». Mais aussi des diminutions d’impôt des sociétés, alors que l’impôt payé par les sociétés sur leur bénéfice n’est en rien proportionnel au nombre de travailleurs employés.

La gabegie du Tax Shift et du CICE français

Une étude de la KU Leuven, commentée par le journal L’Echo1 , indique que le Tax Shift du gouvernement Michel coûte 8,9 milliards € par an pour la création de 65 à 92 000 emplois, soit un coût par emploi, effets retours compris, de 82 000 à 130 000 € par an. On aurait donc pu, avec la même somme, créer plus de 2 fois plus d’emplois de service public.

Le député français François Ruffin (LFI) dénonce à l’identique le CICE2 : 100 000 emplois pour un coût de 20 milliards €. On aurait pu engager plus de 3 fois plus d’infirmiers et infirmières, d’enseignants, etc.

Quand l’Etat subsidie les salaires privés

Pires encore, les mécanismes par lesquels l’Etat paie directement une partie du salaire des travailleurs du privé.

Ainsi lorsque, pour répondre aux revendications des Gilets Jaunes, le président français Macron décide d’augmenter de 100€ nets mensuels la « prime d’activité », il s’agit en fait que l’Etat paie à chaque travailleur à bas salaire employé par le secteur privé 100 € par mois. Et donc, que les travailleurs concernés paient leur propre salaire de leurs impôts.

Les entreprises ponctionnent nos impôts, comme les percepteurs d’antant

En Belgique existe un mécanisme similaire, le « bonus à l’emploi, véritable piège au bas salaire. Mais il existe aussi un mécanisme encore plus vicieux : la dispense de versement du précompte professionnel. Rappelons que les employeurs retiennent sur le salaire versé à leurs travailleurs un acompte sur l’impôt de ceux-ci, le précompte professionnel. Depuis quelques années, les employeurs ont obtenu le droit de ne pas devoir reverser au Trésor public l’entièreté de ce qu’ils retiennent au titre de précompte professionnel. Drôle de mécanisme, particulièrement opaque, puisque le travailleur, croît payer en impôts ce qui est en fait une rétrocession d’une part de son salaire à son employeur.

Et il ne s’agit pas de petites sommes puisque, par exemple pour les salaires des chercheurs, l’employeur peut conserver 80% du précompte professionnel !

Des dispenses similaires existent pour les heures supplémentaires, le travail en équipes et le travail de nuit, les petites entreprises, le non-marchand.

Toutes ces interventions de l’Etat dans le paiement des salaires, alors qu’il s’agit du secteur privé, et que donc l’Etat n’a rien à dire sur le travail effectué par ces travailleurs « subsidiés ». Il n’y a même aucune garantie que ces emplois contribuent d’une manière ou d’une autre au bien commun. Même dans le cas du non-marchand ou de la recherche scientifique, il s’agit d’intérêts le plus souvent privés (une chaîne de maisons de repos, ou le développement de nouveaux produits commerciaux par exemple), ou de recherche scientifique qui peut contrevenir à des objectifs politiques démocratiquement fixés (p.ex. la recherche en matière nucléaire, militaire, d’extraction des énergies fossiles, etc.).

Quand le populisme nourrit le parasitisme

Les employeurs nous le répètent assez : les impôts et prélèvements sont trop lourds ; c’est l’Etat qui serait trop gros et devrait faire disette. S’il n’y avait pas ce « parasite », ils pourraient augmenter le pouvoir d’achat des travailleurs. Ce qu’ils oublient de dire, c’est qu’ils profitent d’une partie de plus en plus grande de ces impôts et prélèvements. Soit en subventions directes, comme expliqué ci-dessus, soit en commandes diverses (n’est-ce pas le budget des voiries qui fait vivre les entrepreneurs de travaux publics, ou le budget de la sécurité sociale qui nourrit les firmes pharmaceutiques ?). Ce ne sont donc pas les salaires des ministres et parlementaires qui nous ruinent (que représente le salaire du Premier Ministre à côté de celui de la directrice de Proximus ?), mais les subsides publics aux intérêts privés.

Et pourtant il ne s’agit que d’intérêts privés, donc d’enrichissement de quelques-uns, au détriment du service au plus large public.

Martin WILLEMS, secrétaire permanent CNE
Article paru dans Le Drapeau Rouge

 


1https://www.lecho.be/economie-politique/belgique/general/les-effets-retour-du-tax-shift-sont-largement-surestimes/10048196.html
2https://www.youtube.com/watch?v=9f4RU_UR1YA

 

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