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Une étude de Transport & Mobility Leuven chiffre l’impact d’un transfert des soutiens publics en matière de mobilité. Il est possible de mieux aligner notre mobilité avec le défi climatique d’ici 2030, à condition que l'argent public soit investi dans les transports en commun et le vélo plutôt que dans la voiture. La clé de ce revirement réside dans une taxe kilométrique intelligente et l'élimination progressive du soutien aux voitures salaires. C'est le résultat d'une nouvelle étude de Transport & Mobility Leuven (TML), commandée par Greenpeace et ses partenaires Trein Tram Bus, GRACQ, Bond Beter Leefmilieu et Fietsersbond.

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Le climat domine l'agenda politique et les débats publics depuis des mois. Les émissions de CO2 dues à la circulation dans notre pays sont l'un des plus grands défis de la politique climatique. [1] Dans leur étude, les chercheurs de TML montrent comment nous pouvons juguler la circulation et en ont chiffré les avantages en matière de climat, de santé, de sécurité routière et d’embouteillages.[2] "Une politique climatique vraiment ambitieuse doit nécessairement tenir compte des émissions liées au trafic. Il est essentiel de transférer les soutiens financiers publics de la voiture vers des alternatives respectueuses du climat. Il est temps de joindre les actes à la parole", déclare Elodie Mertz de Greenpeace.


TML a chiffré un scénario politique alternatif mais réaliste pour 2030, basé sur trois piliers : l'introduction d'une taxe kilométrique intelligente, la suppression progressive de la “voiture salaire” et la suppression de l'avantage fiscal pour le “diesel professionnel”. [3] Les recettes qui en résultent peuvent être investies dans les transports publics et les infrastructures cyclables. Grâce à l'élimination de la “voiture salaire”, le nombre total de kilomètres parcourus en voiture diminuera et il sera également possible de réduire les charges sur le travail.

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Diminution des émissions de CO2 de 20%

Ce transfert de fonds publics constitue la base du passage nécessaire à une mobilité respectueuse du climat. "Dans le scénario de TML, les émissions de CO2 diminuent de 20% d'ici 2030. Avec en prime, une diminution de la pollution de l’air, des accidents de la route et des embouteillages”, déclare Elodie Mertz.

Renforcer les alternatives et éliminer progressivement la “voiture salaire” sont par ailleurs des mesures climatiques qui ont aussi une finalité sociale. “Aujourd’hui, 13,5% de la population qui travaille possède une “voiture salaire”. Le scénario alternatif pour 2030 profite à tout le monde : tous les travailleurs, donc aussi les 86,5% qui ne disposent pas de “voiture salaire”, bénéficieront d’un revenu net plus élevé grâce à une diminution des charges sur le travail. Avec un meilleur développement des transports en commun et des autres alternatives à la voiture, tout le monde est gagnant : jeunes et moins jeunes, riches et moins riches, travailleurs ou pas.” [4]

Priorité pour le gouvernement climatique

La réduction des émissions de 20% est déjà un premier pas important pour atteindre l’objectif climatique fixé dans le cadre de l’accord de Paris. [5] Mais des efforts supplémentaires sont nécessaires. "Accélérer l'électrification d’un parc automobile réduit grâce à une échéance claire pour l’élimination des voitures roulant aux combustibles fossiles, développer un meilleur aménagement du territoire, une politique locale de stationnement, le covoiturage et d’autres innovations en matière de mobilité sont autant de mesures incontournables pour évoluer vers une mobilité durable. Les prochains gouvernements doivent être des gouvernements du climat. La mobilité et une réorientation des soutiens publics feront partie de leurs priorités” conclut Elodie Mertz.



[1] Les émissions de gaz à effet de serre liées au trafic continuent d’augmenter alors qu’elles devraient commencer à diminuer de manière drastique : entre 1990 et 2017, elles ont augmenté de 25% en Belgique. Les émissions totales du secteur des transports représentent aujourd’hui 22,5% des émissions totales (contre 14,3% en 1990). Cette augmentation est principalement due au transport routier qui, en 2017, était responsable de 97,4% des émissions totales de ce secteur. Source:
https://www.climat.be/fr-be/changements-climatiques/en-belgique/emissions-belges/emissions-par-secteur/
[2] Vous pouvez consulter le résumé et l’étude complète ici
[3] Le gouvernement fédéral prévoit un remboursement des accises sur le diesel professionnel. https://finances.belgium.be/fr/douanes_accises/entreprises/applications-da/diesel-professionnel
[4] Il ressort de calculs réalisés par Xavier May, chercheur à l’ULB, que 13,5% des employés disposent d’une voiture salaire. Source: L'épineuse question du nombre de voitures de société en Belgique
[5]La réduction des émissions de 20% qui ressort de l’étude de TML est déjà un premier pas important pour atteindre l’objectif climatique minimal fixé par l’Europe pour diminuer les émissions liées au trafic de 35% d’ici 2030 (année de référence 2005). Cet objectif doit être plus ambitieux pour être en ligne avec l’accord de Paris sur le climat. Les calculs de TML se basent sur la poursuite de la politique actuelle et sont donc relativement prudents. Des mesures supplémentaires permettront de combler l’écart.