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Communiqué de presse - 6 novembre 2019. La Fédération belge du secteur financier vient de publier les premiers lauréats de son label certifiant la durabilité des produits financiers. Pour Financité, ce label ne représente pas une avancée suffisante pour les particulier·ère·s

Le Rapport sur l’investissement socialement responsable en Belgique publié par Financité le constate chaque année : la qualité des fonds qui se disent socialement responsables est plus que médiocre. Sur l’ensemble des fonds étudiés (soit 544 fonds commercialisés en Belgique), 83% (452 fonds) sont cotés d’office à 0.

Pour la plupart, leur note est due à un manque de transparence : nous manquons d’informations pour noter 23% des fonds et 26% n’offrent pas assez d’éléments pour établir la composante stable du produit. Pour 34%, c’est un autre problème qui se pose : ils contiennent un des actifs présents sur la liste noire de Financité.

Celle-ci recense des entreprises de droit belge ou étranger, des États ou des organismes internationaux à propos desquels il existe des indices sérieux qu’ils se rendent coupables (comme auteur, coauteur ou complice) ou qu’ils tirent avantage d’actes repris et prohibés par les conventions internationales ratifiées par la Belgique. Il s’agit donc de droits humanitaire, civil, environnemental ou de gouvernance fondamentaux. On ne parle même pas encore de durabilité ou de transition.

Sur les 311 fonds et 9 indices labellisés par Febelfin, une première analyse via notre base de données montre que bon nombre d’entre eux reçoivent la note de 0 pour non-respect de ces critères de base.

Un label pas assez contraignant

Si le label Febelfin se présente comme l’un des plus stricts d’Europe, il ne repose en fait que sur le plus petit dénominateur commun des critères permettant de qualifier un produit financier de durable. Et sur certains produits interdits, la marge de tolérance est même plus large que pour d’autres labels.

Certains sujets, largement considérés comme problématiques, ne sont pas du tout mentionnés dans la norme : la production de pesticides, les OGM, la déforestation, l’incinération des déchets…

Si le label et la plateforme qui l’accompagne ont le mérite d’apporter plus de transparence sur la composition du produit financier, il ne garantit pas la qualité « durable » du fonds et laisse aux consommateurs·rices la charge de vérifier ce qu’il contient réellement.

Ce n’est pas au secteur de s’autoréguler

Pour Financité, ce n’est certainement pas au secteur de décider des règles du jeu pour être considéré comme durable, mais bien aux pouvoir publics de légiférer sur cette question. Financité demande donc aux autorités fédérales d'introduire dans la loi une norme minimale de l'investissement socialement responsable, déterminant les critères de l'ISR ainsi que les moyens pour contrôler le respect de la norme.

Annexes