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Les survols de recherche effectués par Greenpeace le mois dernier ont permis de détecter une augmentation spectaculaire de l'exploitation minière illégale dans les zones de conservation, comme les parcs nationaux, mais aussi sur les terres indigènes, comme au nord-est du territoire du peuple indigène Munduruku, situé dans l'État brésilien du Pará. Cette situation est particulièrement inquiétante compte tenu du nouveau coronavirus transmis dans ces zones par les mineurs et les bûcherons illégaux.

Selon les alertes de l'Institut brésilien de recherche spatiale (INPE), 72 % de toutes les activités minières menées en Amazonie entre janvier et avril 2020 ont eu lieu dans des zones "protégées", telles que des unités de conservation et sur des terres indigènes. Greenpeace a dénoncé ces activités illégales auprès des autorités locales et a appelé le gouvernement brésilien à prendre ses responsabilités et à veiller à ce qu'il n'y ait pas d'invasions sur les terres protégées.
"Alors que le monde lutte contre la pandémie de COVID-19, les populations indigènes du Brésil sont confrontées à une deuxième épidémie, celle d’exploitation minière illégale. Nos images aériennes montrent clairement que l'exploitation minière est un fléau pour la forêt tropicale. Pourtant, selon la loi, l’exploitation minière doit se faire en respectant la forêt et les populations qui vivant en Amazonie" déclare Sébastien Snoeck, responsable de la campagne Amazonie chez Greenpeace.

879,8 hectares de forêt en moins
Au cours des quatre premiers mois de 2020, la déforestation pour l'exploitation minière a augmenté de 13,44 % sur les terres indigènes de l'Amazonie brésilienne par rapport à la même période l'année dernière (de 383,3 hectares en 2019 à 434,9 hectares en 2020). L'exploitation minière a détruit 879,8 hectares de forêt dans les zones de conservation entre janvier et avril de cette année, ce qui représente une augmentation de 80,62 % par rapport à la même période de 2019, où 487,12 hectares ont été déboisés.

Grafiek Brasil

Greenpeace Brésil effectue régulièrement des vols de recherche pour détecter et analyser la déforestation et la destruction des forêts. Au nord-est de la TI Munduruku, Greenpeace a découvert une mine récemment ouverte dans les limites du territoire indigène Sai Cinza. Des tracteurs, des pelles hydrauliques et même des routes ont été détectés dans les deux territoires traditionnels du peuple indigène Munduruku, situés dans la région de Jacareacanga au Brésil. Les terres indigènes Munduruku et Sai Cinza représentent à elles seules 60 % des alertes de déforestation pour l'exploitation minière sur les terres indigènes de l'Amazonie.

L'actuelle administration brésilienne a pris des mesures et tenté d'affaiblir la législation environnementale. "Le COVID-19 s'étend rapidement dans la forêt amazonienne et aux communautés indigènes. Il devient plus qu'urgent que le gouvernement fédéral brésilien réponde aux alertes lancées par les dirigeants indigènes pour éviter l'extinction de groupes indigènes entiers. Greenpeace et ses partenaires continuent de surveiller et de signaler les activités qui mettent en danger la santé et la vie des indigènes et de leurs terres", a encore déclaré Sébastien Snoeck.