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Suite à l’action d’un groupe de 51 associations, la capitale des Pays-Bas a annoncé vouloir interdire les publicités pour les énergies fossiles et le trafic aérien sur les supports publicitaires de la ville. Une motion avait été déposée par les Verts (GroenLinks) demandant à la municipalité d’étudier comment ces publicités encourageant la consommation d’énergie fossile pourraient être bannies. Celle-ci s’est vue adoptée en décembre 2020, plaçant Amsterdam comme précurseur dans ce domaine. En France, au contraire, la publicité pour des secteurs néfastes pour la santé et l’environnement a encore de beaux jours devant elle. Résistance à l’Agression Publicitaire nous explique leur combat et ses enjeux.

« C’est le début d’un mouvement, car les partis des conseils municipaux de La Haye, Rotterdam et Utrecht ont également indiqué dans des questions écrites au conseil municipal qu’ils souhaitaient explorer avec Amsterdam si ces publicités nuisibles peuvent également être interdites dans leurs villes, » s’est félicité Femke Sleegers, coordinatrice de l’initiative citoyenne Reclame Fossielvrij (Une publicité sans fossiles) à l’origine des pressions sur la ville.

À Amsterdam, d’autres acteurs se sont engagés sur cette question, à l’image de quelques-uns des musées les plus célèbres de la ville qui ont renoncé au sponsoring par des compagnies pétrolières.

Dans un contexte de débat sur le rôle de la publicité dans l’accélération du changement climatique, cette décision ne manque pas de questionner l’absence de mesures appliquées dans l’Hexagone. En France, ce gigantesque marché n’est concerné par aucune régulation véritablement indépendante et efficace.

Résistance à l’Agression Publicitaire (RAP) est une association dont le but est de lutter contre les effets négatifs de la pub sur l’environnement et sur les êtres humains. Sa revendication phare est la liberté de réception : de la même manière que nous avons droit à la liberté d’expression, nous devrions avoir le droit de choisir les messages que nous souhaitons recevoir, au lieu de nous les voir imposer.

Thomas Bourgenot, chargé de plaidoyer pour RAP, explique à La Relève les enjeux autour de cette question.

« Les pubs sur énergies fossiles ne constituent pas le plus gros secteur. Elles ne représentent donc pas un gros manque à gagner pour les villes comme Amsterdam. Mais c’est un premier pas. » réagit-il.

L’interdiction des publicités sur le transport aérien et les voitures thermiques, des secteurs reposants sur le pétrole, se place d’ailleurs parmi les revendications de RAP, Greenpeace et Réseau Action Climat. Une mesure proposée également par la Convention Citoyenne pour le Climat, mais rejetée par le projet de loi climat de décembre 2020.

En effet, sur les 12 mesures pour la régulation de la publicité proposées par la CCC, une seule est présente dans ce projet, 4 ont été assouplies par rapport aux ambitions initiales, et 7 ont disparu. Les associations ne se déclarent pas vaincues pour autant.

« On va faire en sorte que le projet de loi soit plus ambitieux », déclare T. Bourgenot, « Mais avec ce gouvernement on a essuyé tellement de refus…on a assez peu d’espoir de voir les choses avancer d’ici 2022 ».

Jusqu’ici tous les amendements portés par les associations ont été rejetés. L’un des arguments principaux ? Réguler la publicité « mettrait à mal le financement des médias ». Un élément de langage qui « rappelle les publicitaires, qui se présentent les sponsors de la démocratie » note Thomas Bourgenot, en rappelant que ce secteur est représenté par un lobby puissant.

Une manière de lutter contre l’impact polluant de la publicité serait alors d’agir à l’échelle des municipalités. C’est le cas de Grenoble, qui a décidé en 2014 de ne pas renouveler son contrat de mobilier urbain avec JC Decaux, libérant la ville de plus de 300 panneaux publicitaires.

« Il s’agit de la première ville qui a renoncé à passer par un afficheur pour gérer sa communication. C’est ce qu’on appelle de nos vœux. Mais il faut une volonté politique », explique Thomas Bourgenot.

Même si la publicité représente moins de 1% du budget moyen des villes, peu d’entre elles vont vraisemblablement choisir de se passer de ces revenus.

D’autant plus que les contrats proposés par JC Decaux apparaissent difficilement refusables : l’entreprise offre de prendre en charge la construction des abribus destinés à servir d’espace publicitaire.

« Cela signifie que les municipalités n’ont pas à financer des infrastructures dont elles ont besoin. Ça rend les mairies très dépendantes. » constate Thomas Bourgenot.

Bien que la France semble encore loin de s’inscrire dans une dynamique semblable à celle des Pays-Bas, le passé a démontré que des mesures de régulation efficaces concernant la publicité étaient réalisables.

« La loi Evin permet d’interdire des pubs pour des raisons de santé publique. On devrait pouvoir le faire pour des raisons environnementales. » conclut le chargé de plaidoyer.

Par Marine Wolf (publié le 15/01/2021)
A lire sur le site La Relève et la Peste

Source: http://www.bonnes-nouvelles.be/site/actu-amsterdam_bannit_les_pubs_pour_les_nergies_fossiles_et_le_transport_a_rien-305-999-305-2870-fr.html?id_surf=07qzlo52ygz9q7fyrdjz